Il y a des crises qui pourraient être évitées.
D’autres qui sont dues à des fautes humaines.
D’autres enfin qui sont inévitables et qui font même partie d’un processus normal d’évolution (ne parle-t-on pas de crises de croissance ?).
Je ne saurais dire dans quelle catégorie il faudrait placer celle qui frappe actuellement notre monde.
D’ailleurs, les avis divergent et je pense modestement manquer d’informations et même de compétences en matière financière pour pouvoir émettre un avis crédible. Cette compétence requiert un minimum de qualifications pour pouvoir en parler, et je ne les possède pas.
Cependant, j’ai entendu un analyste financier, donc quelqu’un qui est, lui, certainement compétent ( ?), faire la remarque qui suit sur une grande chaîne radio.
"Nous ne sommes pas sans savoir que la pensée positive a de nombreux adeptes et partisans, y compris dans le milieu évangélique, comme si cette manière d’aborder les problèmes était une nouvelle religion chrétienne, mais sans la croix."
(D’ailleurs, beaucoup remplacent le message et la puissance de la croix par d’autres choses, et c’est très subtil. A en croire certains, Dieu les a bénis non à cause de l’œuvre de Christ, mais grâce à leurs prières et à leur nombre de jours de jeûne ou bien à leur louange, transformée alors en méthode et en technique psycho-spirituelle, à défaut d’avoir des effets psychosomatiques !)
Voici donc l’hypothèse du spécialiste en question : comme la pensée positive est supposée tout résoudre, certains se sont mis à raisonner en disant que tout ira bien, même si les paramètres de la situation étaient alarmistes. D’ailleurs, ne suffit-il pas de penser positivement qu’on pourra payer ses emprunts pour pouvoir le faire ?...
C’est ainsi que la pensée positive s’est transformée en aveuglement et que l’aveuglement a conduit à la catastrophe et la catastrophe à la crise.
Il n’est pas que des crises économiques. Il en est qui sont sentimentales, conjugales, matérielles et même spirituelles (relire le psaume 73).
Ce n’est pas la pensée positive qui sauve dans de telles situations, mais c’est le Sauveur !
Même quand on dit que c’est la foi qui sauve, c’est une affirmation dangereuse, car la valeur de la foi dépend de ce sur quoi et de celui sur qui elle repose. En et par elle-même, elle ne sauve personne.
Pour pouvoir sortir vainqueur de la crise et non détruit par elle, il convient de faire ce qu’il faut.
Et ce qu’il faut faire nous est enseigné par la Parole de Dieu qui est en l’occurrence le conseil de Dieu.
Pour un de mes lecteurs, ce sera la repentance et la reconnaissance de la cause de la crise qui sera la solution.
Pour un autre, ce sera la confession de ses péchés, la foi dans le pardon qui est accordé en Jésus-Christ par le moyen de la foi, pour un autre, ce sera la prière ou tout autre arme spirituelle indiquée par les Ecritures et adaptée à la situation.
L’épreuve nous rapproche-t-elle de Dieu ?… oui, mais à condition d’en sortir !
Pasteur Daniel Hébert]